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RESUME

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Les programmes de déparasitage de masse ont peu ou pas d’effet sur le bien-être

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L’efficacité et le rapport coût-efficacité du déparasitage de masse des enfants, pour améliorer leur santé ainsi que d’autres indicateurs, sont débattus. Cette analyse indépendante renforce les arguments contre le déparasitage de masse, qui ne trouve que peu ou pas d’effet sur le bien-être chez ces enfants.

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De quoi parle cette revue systématique ?

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Les vers intestinaux appelés helminthes et schistosomes transmis par le sol, touchent plus d’un tiers de la population mondiale. Il existe un débat sur l’efficacité et le rapport coût-efficacité du déparasitage de masse des enfants pour améliorer leur santé ainsi que d’autres indicateurs dans les zones d’endémie.

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Cette revue évalue les effets que peut avoir le déparasitage de masse sur la croissance, les résultats scolaires, la cognition, la fréquentation scolaire, la qualité de vie et les effets indésirables chez les enfants vivant dans les régions où les vers helminthes transmis par le sol sont endémiques.

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Quel est le but de cette étude ?

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Cette revue systématique publiée par Campbell examine l’efficacité du déparasitage de masse pour améliorer la santé, la nutrition et d’autres indicateurs chez les enfants vivant dans les pays à revenu faible et intermédiaire. La revue analyse 65 études couvrant plus d’un million d’enfants dans 24 pays.

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Quelles études sont incluses dans cette revue ?

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Les études incluses dans cette revue examinent le déparasitage de masse pour les vers helminthes transmis par le sol (seul ou en association avec d’autres médicaments ou interventions de santé infantile) chez les enfants de 6 mois à 16 ans rapportant au moins un des résultats suivants : croissance, fréquentation scolaire, rendement scolaire, traitement ou développement cognitif, bien-être ou événements indésirables. Les études incluses sont des essais randomisés, des séries chronologiques interrompues et des études non expérimentales utilisant des méthodes d’analyse statistique appariant les participants aux non-participants. Ou bien encore des méthodes statistiques pour tenir compte du biais de confusion et de sélection des échantillons.

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Soixante-cinq études ont été analysées dans cette revue, basées sur une durée de traitement de 4 mois à 5 ans, couvrant 1 092 120 enfants, dont cinq études à long terme portant sur 8 à 10 ans après des programmes de vermifuge sur plus de 90 000 enfants. Ces études ont été menées dans 24 pays à revenu faible et intermédiaire. La plupart des programmes étudiés conduisent à un déparasitage deux fois par an ou plus fréquemment, avec seulement deux études menant ces programmes seulement une fois par an.

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Le déparasitage entraîne-t-il une amélioration de la santé des enfants ou de leur bien être ?

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Le déparasitage de masse pour les vers helminthes transmis par le sol a probablement peu ou pas d’effet sur le poids, la taille, la fréquentation scolaire, la cognition mesurée par une attention à court terme ou la mortalité. Il n’y a pas de données enregistrées sur la qualité de vie à court terme et peu de preuves d’effets indésirables.

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Le déparasitage de masse pour la schistosomiase seule peut légèrement augmenter le poids mais n’a probablement que peu ou pas d’effet sur la taille et la cognition. Les preuves ne confirment pas les avantages indirects pour les enfants non traités ayant été exposés aux enfants traités. Deux études à long terme, de qualité moyenne, montrent une augmentation de la productivité économique (heures travaillées) et une augmentation de la scolarisation 10 ans après le déparasitage. Cependant, on ne sait pas si ces effets sont dus au déparasitage ou aux interventions en matière d’assainissement et d’hygiène.

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Les résultats sont cohérents pour différents groupes de population selon l’âge, le sexe, la prévalence du ver, l’état nutritionnel initial, l’observance, l’impact sur les vers, l’intensité de l’infection, les types de vers, le risque de biais et les caractéristiques de l’étude. Le traitement vermifuge chez les enfants positifs pour la schistosomiase ou un helminthe transmis par le sol entraîne des gains de poids plus importants, mais aucune différence d’effet sur la taille, la cognition ou la fréquentation scolaire.

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Quelles sont les implications de cette revue pour les décideurs politiques et les décisionnaires en général ?

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Cette analyse indépendante renforce les arguments contre le déparasitage de masse. Outre la reconsidération des programmes de déparasitage de masse dans leur forme actuelle, d’autres options politiques doivent être envisagées pour améliorer la santé et la nutrition des enfants dans les régions où l’infection par les vers est endémique. Pour la schistosomiase, les implications politiques sont que le déparasitage peut être efficace pour améliorer le poids.

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Quelles sont les implications de cette revue pour la recherche ?

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De futures recherches devraient évaluer quel sous-ensemble d’enfants bénéficie d’un traitement vermifuge de masse en utilisant une méta-analyse individuelle. Cette analyse pourrait examiner s’il est possible de développer un outil de recherche de cas pour identifier les enfants et les milieux qui bénéficieront du traitement.

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Dans quelle mesure cette revue est-elle à jour ?

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La recherche a été achevée en janvier 2016. Cette revue systématique de Campbell a été publiée en septembre 2016.